Consultation et soin

Préparer une consultation ou un soin avec une CAA sans parler à la place de la personne

Organiser rendez-vous, messages, consentement, questions, inconfort et moyen de secours sans produire de diagnostic ni transmettre un dossier médical au site.

L'objectif est une conversation directe avec la personne

Une consultation peut demander de décrire un motif, situer un inconfort, comprendre une proposition, poser une question, demander une pause, refuser, corriger et confirmer une décision. Préparer seulement des symptômes suppose à tort que l'échange est un interrogatoire fermé.

Le professionnel s'adresse à la personne, laisse le support à portée et attend la fin du message. L'accompagnant peut faciliter l'accès ou rappeler une information avec accord ; il ne devient pas automatiquement l'auteur des réponses.

Ce guide prépare la communication. Il ne traduit pas un pictogramme en diagnostic, ne détermine aucune urgence et ne remplace ni évaluation clinique ni consigne professionnelle.

Préparer le rendez-vous sans dupliquer le dossier

Notez le lieu, l'heure, le motif formulé par la personne, les questions qu'elle veut poser, le mode de communication, les besoins d'accès et un moyen de secours. Les documents médicaux restent dans leur canal prévu ; le tableau n'a pas à contenir l'historique complet.

Demandez à l'avance si un temps supplémentaire, un support lisible ou un emplacement adapté peut être prévu. Décrivez le besoin fonctionnel sans exiger que la personne divulgue davantage que nécessaire.

N'inscrivez aucune information de santé dans une URL, un QR public ou une page partagée. Une carte de communication peut expliquer comment attendre et confirmer sans nommer un diagnostic.

Construire des messages qui laissent l'initiative

Préparez les messages de pilotage : “je veux expliquer”, “je n'ai pas terminé”, “montrez-moi”, “une question à la fois”, “je ne comprends pas”, “je veux une pause”, “je refuse”, “je veux réfléchir” et “demandez-moi confirmation”.

Ajoutez le vocabulaire propre au rendez-vous avec la personne, sans déplacer les repères quotidiens. Une zone de saisie, un alphabet ou une méthode d'épellation permet de produire un message imprévu.

Pour l'inconfort, conservez des dimensions séparées — endroit, moment, intensité choisie, évolution, déclencheur observé — sans faire correspondre automatiquement une combinaison à une cause.

IntentionMessage possibleLimite
DécrireJe veux montrer où / quandNe pose pas un diagnostic
ComprendreExpliquez autrementNe prouve pas le consentement
RefuserNon / arrêtez / pauseDoit rester accessible
CorrigerCe n'est pas ce que je veux direLa première interprétation n'est pas conservée comme certaine
DéciderJe veux du temps / je choisis…La décision dépend du contexte réel

Convenir du rythme et de la confirmation

Avant de commencer, expliquez le signal qui indique qu'un message est en cours ou terminé. Posez une question à la fois et évitez les alternatives trop rapides qui réduisent le choix à ce que l'interlocuteur propose.

Après une reformulation, demandez “est-ce bien cela ?” avec un moyen de réponse accessible. Une confirmation de compréhension ne vaut pas nécessairement consentement à un acte ; le professionnel applique le cadre adapté à la situation.

Si une réponse n'est pas disponible immédiatement, laissez la question ouverte ou proposez un autre canal plutôt que de remplir le silence.

Prévoir examen, bruit, position et interruption

La position du corps, l'éclairage, les gants, le bruit ou un déplacement peuvent rendre l'accès habituel impossible. Repérez avant le soin les messages essentiels et un moyen alternatif utilisable dans cette position.

Le support reste visible et contrôlable par la personne. Il n'est pas posé hors de portée pour libérer de l'espace sans solution convenue. Toute manipulation par un tiers respecte le moyen d'accord prévu.

Une carte papier, un écran de texte ou des signaux clairement établis peuvent prendre le relais pendant une panne. Le support de secours contient le minimum utile, pas un résumé médical permanent.

Cas concret : corriger une interprétation d'inconfort

La personne indique un inconfort et montre une zone. L'interlocuteur reformule trop vite une cause. La personne utilise “non”, “je veux préciser” puis complète le moment et le caractère du ressenti.

Le professionnel reprend les faits confirmés et poursuit ses propres questions. L'accompagnant n'ajoute pas une hypothèse comme si elle venait de la personne.

Après la consultation, les nouveaux mots jugés utiles peuvent être ajoutés avec la personne. Les informations spécifiques au rendez-vous sont retirées du tableau partagé lorsqu'elles n'ont plus de finalité.

Place de PictoVoice et limites

PictoVoice peut préparer un tableau temporaire et lire un message avec la voix du système. La voix, le balayage, le contacteur et le lecteur d'écran doivent être essayés sur le terminal réel avant le rendez-vous.

Aucun message ou historique n'est transmis au site. Un besoin urgent suit les canaux d'urgence appropriés ; PictoVoice ne les déclenche pas et ne les surveille pas.

  • PictoVoice peut préparer localement un tableau, composer un message et utiliser la voix disponible sur l'appareil.
  • Le site-guide ne reçoit aucun vocabulaire, message, donnée de santé, identité ou information d'accompagnant.
  • PictoVoice n'est ni un dispositif médical, ni un service d'urgence, ni un dossier partagé ; l'adéquation doit être vérifiée sur chaque appareil et situation.
  • Les méthodes restent utilisables avec gestes, papier, écriture, classeur ou autre outil de CAA.

Checklist

  • Questions et intentions choisies avec la personne
  • Messages d'initiative, refus, pause et correction accessibles
  • Dossier médical hors du tableau et du site
  • Professionnel adressant directement la personne
  • Rythme et signal de fin convenus
  • Position et environnement essayés
  • Moyen de secours minimal disponible
  • Interprétations confirmées avant d'être reprises

Sources

Éditeur : DOHM — Digital Operations Hub & Modules · informations revues le . Signaler une correction.